Parson Russell très vive et futée

Surprise nocturne

Comme chaque soir, avant de me coucher, vers 22h, je promène la chienne dehors.

En cette saison, il fait déjà nuit noire dehors.

Point de lampadaire du village pour éclairer mon chemin.

Seule la lune éclaire ou alors, je ne vois plus rien du tout.

Par chance, en ce moment, c’est la pleine lune.

La lune, c’est un lampadaire formidable pour des jardins sans éclairage.

Donc, hier soir, j’ai pu promener Lilas jusque dans le champs, avec pour seule lumière, les rayons de lune.

Peu d’étoiles car beaucoup de nuages.

La lune ronde est trouble et toujours belle.

Soudain, Lilas fonc vers je ne sais quoi.

Redoutant que ce soit un crapaud dont on dit que le simple fait de lécher cet animal peut entrainer la mort d’un chien, j’ai retenu Lilas contre moi.

Elle aboie, grogne tandis que je tente de scuter dans le pénombre ce que c’est par terre.

D’abord, je vois…un gros caillou ovale ? Mais non, pas possible, ça n’existe pas ce genre de caillou dans mon champs.

Mes yeux se bataillent entre les lueurs de la lune et le pénombre, et je reconnais que la surface est épineuse.

Un hérisson !

Hérisson apeuré, immobilisé, qui tente de devenir un gros caillou.

Lilas l’a détécté à vingt mètres de là, et moi qui ne voyais, ne sentait, n’entendait rien en cette nuit.

J’ai continué à retenir la chienne contre moi, laissant tranquille cet animal précieux.

Cet hérisson se trouve pas loin du potager.

Génial, parce que en voyant cet animal, j’ai pensé à maman hérisonne qui a fait un nid en boule de feuilles mortes contre ma maisonnette, qui a deux bébés hérissons, et qui est morte une dizaine de jours plus tard, écrasé par un chauffard sur la route.

Serait ce un descendant de maman hérissonne ?

Comme c’est doux de rêver à cela, la vie plus forte que la mort.

J’ai continué de me promener un peu, mais Lilas veut déjà rentrer.

Alors on est rentrée, et hop au dodo !

29 septembre, 2012 à 07:02


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