Parson Russell très vive et futée

Du vent et des noix

Depuis que je me suis réveillée, y a du vent.

Du vent tenace qui souffle sans cesse, du vent à en donner de la migraine.

Pas une petite brise, mais du bourrasque sans cesse renouvelé qui vous plante les cheveux dans vos yeux.

Mais c’est ce vent là, justement, qui fait tomber des noix et les dernières pêches du jardin.

Je suis allée sous les trois vieux noyers avec Lilas jouer à la balle.

Je profite de bien me placer pour que le vent pousse plus loin la balle que je lance.

La balle s’envole bien loin, et en biais à en faire haleter la chienne.

J’aime bien que Lilas halète un peu, on dirait qu’elle se fend la poire, montrant sa langue rose et les petites dents d’un beau blanc.

J’aime bien avoir l’impression que Lilas me sourit, l’air de me dire « Tu m’amuses, vieille maitresse boiteuse, que je t’aime ! ha ha han han ! »

Lilas a reconnu des noix et a délaissé le jeu de balle pour croquer des noix !

Elle sait extraire des noix de bogues vertes ou marrons et croquouiller pour extraire des lipides.

Alors, j’ai regardé le sol et je me suis dit :

« Peut-être que dans une semaine ou deux, ce sera le ramassage des noix pour nous les humains ! Et Lilas me tiendra compagnie quand je trimbalerais le panier  à remplir de noix ! »

Lilas s’en fiche de savoir à quoi je pense, elle est déjà en train de concasser délicatement une troisième noix.

Ça me fait sourire, c’est une sacrée gourmande, cette Lilas !

23 septembre, 2012 à 16:08


Laisser un commentaire